Thierry a écrit :Marie-Claire a écrit :Oui j'ai déjà essayé d'inverser les temps de fermentation, et ça a été chaque fois la catastrophe : le pain est tassé, dense, sans volume, une brique, quoi.
Ben c'est justement ce qui vient de m'arriver en allongeant le temps d'apprêt comme quoi...
mon optimal était 3h/1h30 (26°, tropiques obligent) : ferme, grignes explosives qui font 3/4 de la surface du pain
premier essai 1h/4h : nenni (effondrement à la scarification, grignes 1/4 de la surface)
deuxieme essai ce soir : 2h/2h45 : a peine mieux (a la limite de l'effondrement, grignes 1/3)
ma pâte perd son peps... ça n'explose plus au four comme en 3h / 1h30...
et sur 2 essais, ça marche d'autant mieux que je me rapproche de mon optimal qui a 2 fois plus de pointage que d'appret...
(Je rappelle que j'avais moi, justement réduit le temps d'appret suite aux conseils de Berry, pour arriver a mes 3h/1h30 afin d'améliorer l'alvéolage !)
je fini par me demander si ce n'est pas la température allié à une pâte ferme : on se rapproche quand même du contrôlé avec 17, même pres du radiateur : tu as mis un thermometre ? (17 le jour... mais à 5h du mat ?) en outre une pâte sortie de 15' du batteur est forcement chaude, donc le pointage n'est pas si virtuel que ça... et l'appret pas si long que ça (ramené à la température)...
je réessayerai autrement, mais bon...
Ou alors... la réalité est peut être bien plus complexe que cela !
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Dans la réponse qui m'a été faite dans BN, puis dans les réponses (toujours BN) traitant de ce sujet ('rôle du pointage' et 'pointage court/appret long') ainsi que de mes echanges incessants avec Berry, on m'avance des tas de paramètres qui pourraient rendre la chose possible, voir souhaitable...
Mais si je fais une collection de ces paramètres, c'est toute la chaine de panification qui est en cause !
Alors la vérité est peut être ailleurs : avec telle farine, telle hydratation, tel mode de pétrissage, telle durée de pétrissage, telle levure, tel levain, tel proportion de ferment, telle technique de pointage, telle température, tel rabat, tel tel tel ...
Bref, avec telle panification, Il y aurait un rapport pointage /appret idéal !
le temps global de fermentation, lui, restant inchangé (mais toujours dépendant de la température bien entendu)
Si c'est le cas, cela explique pourquoi cela marche si bien avec Marie-Claire, pas trop bien avec moi, etc.
Donc dans ce cas, tout un chacun devrait trouver cet équilibre, une fois connu le temps total de fermentation, et faire varier ce rapport jusqu'à trouver la proportion idéale, étant bien entendu à panification équivalente : si la panification change, il faudrait réajuster !
Et dans tous les cas ne pas avoir d'idée préconçue sur ce rapport, jamais, puisque la diversité des paramètres en cause est trop importante pour arriver à le déterminer par simple déduction : ce ne peut forcement qu'être empirique.
Voila, ça me plait bien cette idée la, et ça met tout le monde d'accord
quand aux boulangers professionnels, ils ne se posent pas trop la question puisque les impératifs d'organisation priment (par exemple, c'est pour ça que la pousse contrôlée a autant de succes d'ailleurs : pour pouvoir panifier tout au long de la journée...)