en fait pour les alvéoles ça dépendait des baguettes : celle de la photo était celle qui en avait le moins (pas de bol !), les 2 que j'avais congelées et qu'on a mangé hier était très alvéolées comme j'aime
Pour l'autolyse je n'en ai pas dans ma méthode de base (mon pain témoin) car moi aussi j'ai toujours été dubitative de son utilité surtout que ma farine (bien que tradition) est supplémentée en amylases et que je travaille en 100% levain.
Mais dans un but de compréhension j'ai décidé de travailler sur tous les paramètres en les modifiants 1 à la fois pour voir ce que ça donne sur le pain au final (en bien ou non), d’où mon essai d'autolyse de l'autre jour.
Et je dois bien avouer que la mie a été allégée par rapport au pain témoin, mais comme sur un coup de tête j'avais aussi modifié le pétrissage vu que tu m'avais titillé l’intérêt avec ta montée en vitesse dans le KA bin c'est raté pour le "1 paramètre a la fois"
Aujourd'hui j'ai refait une autolyse en pétrissant comme d'hab pour voir, le pain est en train de cuire et il a encore mieux gonflé à la cuisson que d'habitude, je verrais ce que ça donne niveau alvéolage lors de la dégustation...
edit: alvéolage tip top, mie légère, croute croustillante sans être trop dure, bilan on a encore mangé des sandwichs et on va tous finir obèses
L'autolyse a donc indéniablement démontré une utilité dans le cadre de cette recette de baguettes traditions au levain, contrairement à mon a priori négatif...
Tu peux rattraper ça en principe par un moindre dégonflement puis un moindre serrage au façonnage et sans perdre le développement
en fait pas de dégazage ni de façonnage ni de grignage dans ma recette "baguette sans prise de tête" : sur le principe c'est en gros un ciabatta hydraté à 70 % que je coupe en bandes et que j'enfourne après un apprêt sur couche.
En théorie le pain est enfourné au maximum de gonflement (comme pour le ciabatta donc) donc aucun intérêt de grigner, mais je cuit les pâtons avec la coupe au dessus donc ça fait quand même une sorte de grigne (en tous cas une zone par ou la pression peut s'échapper lors de la prise de volume au four)
C'est pour ça que j'appelle ça le pain témoin : il y a le moins de manip possibles ce qui laisse toute latitude pour étudier les paramètres un par un ou pour rajouter des étapes
Pour le pétrin Haussler je bave aussi, slurp !
ps : je propose de renomer ce fil : "et si on parlait de tout sauf de la méthode Bertinet"
